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Au point de vue de la raison seule et d'une conscience égoïste, la tolérance des Indiens et des païens parait naturelle et la règle sévère des Iraniens semble dictée par l'intérêt social ou politique; aussi cette règle n'a-t-elle été imposée qu'au nom d'une révélation par De là deux grandes divisions entre les peuples sous le rapport des moeurs; chez les uns la monogamie est obligatoire, chez les autres la polygamie est permise sous toutes les formes qu'elle peut revêtir, y compris le concubinage et la fornication passagère. Dans l'antiquité on doit, entre les peuples qui n'admettent pas de révélation, distinguer sous le rapport des moeurs: d'une part, les Ariahs de l'Inde chez lesquels la religion et la superstition se mêlent intimement et activement à tout ce qui concerne les moeurs, dans un intérêt politique, avec absence de génie artistique; et d'autre part, les Ariahs d'Occident, c'est-à-dire les Grecs et les Romains chez lesquels ce culte a été seulement la manifestation extérieure des moeurs, sans direction ni action marquée sur elles, et où le génie artistique a tout idéalisé et tout dominé. Ainsi le naturalisme des Brahmes, l'antiquité payenne et les principes de l'Iran ou d'Israël, dont a hérité le Christianisme, forment trois sujets d'études de moeurs à rapprocher et à faire ressortir par leurs contrastes. La matière se trouve: pour le premier sujet, dans les scholiastes et les poètes du brahmanisme; pour le second, dans la littérature classique, principalement dans les poètes latins sous les douze Césars; pour le troisième, dans les auteurs modernes sur les moeurs, savants et théologiens. Ces auteurs sont universellement connus et il suffira d'en citer quelques extraits. Mais il est nécessaire de sur les Iraniens, puis des détails plus complets sur les Brahmes. LES IRANIENS.--Il paraît établi que le Mazdéisme est postérieur au XIXe siècle avant Jésus-Christ, époque où commence l'ère védique, et antérieure au VIIIe siècle avant Jésus-Christ; d'où l'on conclut que l'auteur de l'Avesta a précédé la loi de Manou et n'a pu être contemporain de Pythagore comme l'affirment quelques historiens grecs. Peut-être d'ailleurs Zoroastre est-il un nom générique (comme l'ont été probablement ceux de Manou et de Bouddha) qui désigne une série de législateurs dont le dernier serait celui que Pythagore aurait connu à Babylone et à Balk où il tenait école. L'antique Iran était à l'est du grand désert salé de Khaver, autrefois mer intérieure; son centre était Merv et Balk. Tout près était, sinon le berceau de la race Aryenne, au moins sa dernière station, avant la séparation de ses deux branches asiatiques. On s'accorde à reconnaître dans Zoroastre un réformateur qui voulut relever son pays succombant à l'exploitation des Mages (magiciens) et à | ||||
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